En décembre 2001, l’organisation des nations unies pour l’éducation, les sciences et la culture (UNESCO), a inscrit la médina d’Essaouira dans la liste prestigieuse des sites qui font partie du patrimoine de l’humanité.
Ville forteresse, Essaouira, ancienne Mogador, a mérité ce titre grâce à ses nombreux acquis patrimoniaux et historiques : son cachet architectural authentique, son histoire très ancienne (les travaux archéologiques ont montré que le site fut fréquenté par les phéniciens et les romains), son port entouré de rempart, son mellah, vestige d’une longue tradition d’ouverture…
Vers la fin du 1ier siècle av.j.c, le roi Juba II de Mauritanie ouvrit les premiers ateliers de teinture à base des coquillages de Mogador. Au 11ième siècle elle devint un port important desservant tout le sud marocain. Ce sont les portugais, attiré par la production importante du sucre au Maroc au début du 16ième siècle, qui ont donné le nom « Mogador » à la baie. l’actuelle médina n’a vu le jour qu’à partir de 1765 lorsque le sultan Mohammed ben Abdellah décida de construire le plus grand port de son royaume et confie à un architecte français, Théodore Cornus, la réalisation du plan d’un nouvelle ville selon une conception architecturelle européenne. Les habitants de la ville, découvrant un plan pour la première fois, l’ont appelé «Tsouira» (l’image), de là, la ville, qui a connu un longue période de prospérité jusqu’à la fin du 19ième siècle, fut baptisé Essaouira.