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Tapis

Tapis

Faits de laine, essentiellement à points noués, ils sont un élément essentiel de l'ameublement de la maison marocaine.

Les tapis les plus traditionnels, un peu rustiques, sont les tapis ruraux ou berbères aux tons peu nombreux et juxtaposés et aux motifs décoratifs géométriques disposés en bandes. On distingue des variétés régionales, désignées par le nom de la tribu qui les exécute. Dans le Moyen-Atlas, la tradition du tissage se perpétue à Azrou, les tapis sont épais au fond généralement d'une couleur naturelle blanche, noire ou brune portant des motifs simples de couleur contrastée. Dans le Haut-Atlas et la région de Ouarzazate les tapis sont plus petits, d'un tissage plus fin et de couleurs chaudes alliant le rouge le jaune et l'orangé. A l'est de Marrakech les tapis Chichaoua sont célèbres pour leur couleur rouge variant du rose foncé au carmin, ils peuvent être unis ou ornés de dessins géométriques, les plus anciens portent des personnages ou animaux stylisés. Le seul tapis citadin, d'inspiration orientale, introduit au XVIIIe siècle, est le tapis de Rabat. Son décor floral très riche associe différentes harmonies de couleurs avec un motif central et une frise en bordure.

Les tapis citadins L'origine de leur fabrication remonte au XVIIIe siècle, quand les sultans du Maroc, amateurs de tapis persans et turcs, devenus trop onéreux, demandèrent à leurs artisans de les réaliser. Des ateliers de fabrication se mirent en place à Rabat où l'on réalise toujours des modèles, dans la grande tradition des tapis d'Orient. Le velours en est très fin, ras et serré et les tons multiples. Le décor évoque un jardin aux motifs floraux raffinés. Le sujet central, de forme hexagonale rappelle le bassin qui se trouve au centre du jardin, chaque bordure qui l'entoure dessine un thème floral différent, ou par des formes géométriques renvoie au cadre des zelliges. Parfois, aux deux extrémités du champ central, un motif rappelle le mirhab figurant sur les tapis de prière. Le tapis de Rabat d'inspiration islamique et orientale trouve son équivalent en Afrique du nord dans le tapis de Kairouan. Sa finesse d'exécution et son prix dépendent du nombre de n'uds au m² : 72 900 pour une qualité moyenne, 90 000 pour une qualité supérieure et 160 000 pour une qualité remarquable.

Les tapis citadins L'origine de leur fabrication remonte au XVIIIe siècle, quand les sultans du Maroc, amateurs de tapis persans et turcs, devenus trop onéreux, demandèrent à leurs artisans de les réaliser. Des ateliers de fabrication se mirent en place à Rabat où l'on réalise toujours des modèles, dans la grande tradition des tapis d'Orient. Le velours en est très fin, ras et serré et les tons multiples. Le décor évoque un jardin aux motifs floraux raffinés. Le sujet central, de forme hexagonale rappelle le bassin qui se trouve au centre du jardin, chaque bordure qui l'entoure dessine un thème floral différent, ou par des formes géométriques renvoie au cadre des zelliges. Parfois, aux deux extrémités du champ central, un motif rappelle le mirhab figurant sur les tapis de prière. Le tapis de Rabat d'inspiration islamique et orientale trouve son équivalent en Afrique du nord dans le tapis de Kairouan. Sa finesse d'exécution et son prix dépendent du nombre de n'uds au m² : 72 900 pour une qualité moyenne, 90 000 pour une qualité supérieure et 160 000 pour une qualité remarquable.

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